Le vitrage photovoltaïque transparent : un marché naissant !

Comment est-il fait ?
Le vitrage photovoltaïque transparent est une technologie qui repose en fait sur un capteur photovoltaïque, couche mince et hautes performances de cuivre, indium, gallium et sélénium auquel est enlevé de la matière, de façon à le rendre le plus fin et le plus discret possible. En tout, huit étapes successives sont nécessaires, dont des inspections visuelles, des lavages, du « scribing » (sorte de sérigraphie) par différents lasers, du « bussing » (interconnexion automatique) et le passage dans un laminateur qui encapsule le discret capteur restant dans un double vitrage.

Quelles sont ses possibilités ?
Celui-ci propose une gamme de solution étendue : pas moins de six références coexistent, dont certaines ont déjà des applications dans des produits de grande consommation (vitre tactile photovoltaïque pour téléphone portable « durci », verre de montre connectée…).
Pour le bâtiment, trois solutions seront mises en avant :
– Une méthode de camouflage par la texturation de panneaux photovoltaïques classiques sans perte de rendement.
– Un vitrage semi-transparent à capteurs solaires « sérigraphiés ».
– Un vitrage quasi-translucide, lui aussi producteur de courant électrique.
Ces deux dernières options, qui promettent des puissances comprises entre 50 et 110 Wc/m² selon le degré de transparence recherché (compris entre 10 et 70 %), seront réservées à des applications locales, sans réinjection de l’électricité produite sur le réseau.

Ces méthodes de vitrage ne sont pas en concurrence avec des panneaux photovoltaïques cristallins classiques dont les rendements en énergie sont plus élevés. En revanche, elles sont une bonne alternative aux systèmes de protections solaires comme les stores et brise-soleil sur des façades verticales.

Il propose donc des solutions esthétiques et transparentes qui a pour but de créer des vitrages actifs intelligents qui intègrent différentes technologies (électrochrome, cristaux liquides, tactile, chauffant…) en apportant en plus la production d’électricité locale. Le résultat étant de pouvoir créer un vitrage autonome énergétiquement, ne nécessitant pas de câblages. Les architectes pourront donc créer des façades photovoltaïques dynamiques, qui s’obscurcissent lorsque le soleil tape dessus, afin d’éviter une élévation des températures dans les espaces de travail, et qui redeviennent plus claires lorsque la luminosité extérieure baisse. Les vitrages photovoltaïques pourront alimenter, si nécessaire un éclairage LED ou des capteurs spécifiques. Ils pourront même se transformer en récepteurs Li-Fi pour communiquer ou relayer des flux d’informations.

Le vitrage photovoltaïque transparent et ses divers produits qui sont en cours de certification au CSTB et au niveau européen, devraient donc faire leurs apparitions sur le marché en 2017.